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AFP, Mise a jour: 01/12/2009 23:03

"Mon peuple souffre. Nous sommes en grand danger de disparition", a déclaré dans sa langue candoshi Venancio Ucama Simon, "apu" (chef) d'une communauté amazonienne isolée à Puerto Chuinda, dans le département de Loreto.
Selon lui, sans intervention des autorités, l'épidémie pourrait s'étendre à d'autres ethnies.

"Jusqu'à aujourd'hui, 80 personnes sont mortes de l'hépatite B depuis l'an 2000," a indiqué lors de la même conférence de presse Gianina Lucana, une infirmière candoshi qui représente le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les premiers cas de cette maladie sont apparus dans les années 90 au sein de cette ethnie, qui compte 2.400 membres, après que le gouvernement de l'époque eut octroyé une concession à la compagnie Occidental Petroleum pour exploiter un puits de pétrole dans une zone forestière voisine, a-t-elle ajouté.

Le chef Ucama a fait état de nombreux cas de la maladie dans cette ethnie, dont les enfants souffrent également de paludisme et de diarrhée, mais Gianina Lucana a déploré l'absence de stastistiques récentes sur l'épidémie. En 2000, 169 cas d'hépatite B avaient été recensés.

"Mais depuis cette époque, la situation a empiré. Il y a eu de nombreuses morts sans doute dues à l'hépatite B, mais cela n'a pas pu être vérifié en l'absence de suivi médical",
a-t-elle souligné.

Ucama et un autre chef indigène, Sanchi Simon Camarandi, qui lui servait d'interprète, ont reproché au gouvernement régional et au ministère de la Santé de se rejeter mutuellement la responsabilité de la situation et d'aller jusqu'à affirmer que le traitement nécessaire "revient très cher".

Les candoshis vivent de la chasse et de la pêche près du lac Rimachi, le plus grand de la partie péruvienne de l'Amazonie et ils ont grandement contribué au repeuplement de la faune locale grâce à des pratiques ancestrales respectant l'environnement, selon le WWF.


Source : Cliquer ici
ET POURTANT LE PHENOMENE N'EST PAS NOUVEAU !!!!

IL Y A DEJA 9 ANS ON POUVAIT LIRE CECI !!!!.... :

“Les Candoshi, gardiens du lac le plus riche d'Amazonie Péruvienne"
Par Alejandro BALAGUER,
“Rumbos” numéro 27, 2001, Lima, Pérou

Fidel Nanantay, leader indigène natif de San Lorenzo déclare : “Au train actuel, il n’y aura pas de solution rapide. Si l’on n’agit pas au plus vite, les Candoshi peuvent disparaître et sans eux comme gardiens de ce lac, les richesses du Rimachi seront exploitées sans vergogne. Son destin sera alors livré à la cupidité du colon, du politicien et du bûcheron qui s’approprieront et s’enrichiront du bois des forêts que les Candoshi préservent jalousement comme le firent leurs ancêtres”.>>


Ou encore ......:

L'Hépatite B, un fléau en Amazonie

Postée le 03/02/2001 par Fred

Les Indiens Candoshi sont au bord de l'extinction, décimés depuis dix ans par la maladie. Le vaccin existe, mais les autorités ne lèvent pas le petit doigt.

Caretas, Lima [Pérou]

À Puerto Chingana, l'un des 28 villages installés près du lac Rimachi [dans le département amazonien de Loreto,] une quinzaine de personnes sont atteintes de l'hépatite B, soit 10% de la population. Maria, agée de 14 ans à peine, est enceinte de cinq mois. Malade, elle transmettra à coup sûr le virus à son enfant. Dans la forêt, explique le Pr Alberto Sundi, les filles sont remises à leur futur mari dès l'âge de 9 ans. Et bien souvent elles se retrouvent enceinte dans l'année qui suit. Cette précocité sexuelle est un facteur de propagation du Virus, qui se transmet ainsi de génération en génération. Le Pr Sundi, qui vit dans la communauté de Musa Karusha, est veuf depuis août 1999.
"Ma femme avit 26 ans. Au début, elle avait de la fièvre et les yeux jaunes. Ensuite cette couleur s'est propagée à tout son corps. On a pas pu la guérir."

En août dernier, le photographe Alejandro Balaguer s'est rendu dans la région pour étudier les éthnies vivant près du lac Rimachi. Il a pu recueillir le témoignage de Fidel Nanantay, de la Coordination des Peuples Indigènes (CORPI). "À quatre reprises, nous avons demandé que la région soit déclarée en situation d'urgence sanitaire, mais les fonctionnaires des services de santé minimisent la gravité du problème." F. Nanantay s'est rendu au centre médical qui l'a renvoyé au centre de santé la plus proche, à San Lorenzo. À San Lorenzo on lui dit qu'il devait attendre la décision de Yurimaguas. À Yurimaguas, préfecture du département d'Iquito et à Iquitos, celle de Lima, il attend toujours.
" Lorsque nous avons exposé le problème afin d'établir un diagnostic général de la situation tout le monde s'est agité. Ils nous ont même promis des hélicoptères. Mais à la direction de la santé, ils n'ont pas bougé, ils nous ont dit : 'Venez vous faire soigner ici'. Alors, on a dû quitter nos villages, qui sont à plusieurs jours de navigation de San Lorenzo. Et, au bout du compte, on n'a même pas recu de traitement. Le ministère de la santé prend tous les cas à la légère. On a beau leur dire que les Candoshi meurent les uns après les autres, ca ne change rien" déplore Nanantay.

La prévalence de l'hépatite dans la région amazonienne est connue depuis plus de 10 ans. En 1997, l'association interéthnique de développement de la forêt péruvienne (Aidesep), qui regroupe 43 fédérations de peuples indigènes, a conduit une étude sur le sujet dans les communautés amazoniennes. L'enquête, réalisée en partenariat avec l'institut national de la santé, portait sur 870 habitants de 37 communautés réparties sur 12 bassins.

Elle a révélé que 60% des personnes concernées souffraient depuis longtemps de l'hépatite B et que 1,8% d'entre ells avaient été infectées récemment; 44% des moins de 10 ans, soit 82 enfants, étaient contaminés par le virus ; et 32 d'entre eux avaient déjà développé l'hépatite C. Gil Inoach Shawit, président d'Aidesep, a fait parvenir les résultats de cette étude au ministère de la santé. Il n'a pas obtenu de réponse.
" En juillet dernier je me suis rendu dans la zone. Comme il y avait eu 6 décès d'affilée, ils étaient allé faire vacciner les enfants de moins de 5 ans. Mais les Candoshi sont 2000 : vaciner seulement 200 enfants revient à condamner à mort les adultes. En l'espace de 5 ans, ils disparaitront. Les adultes demandent eux aussi à être vaccinés, mais le ministère ne réagit pas."
Le Dr Jorge Ferrandiz, président de la société de gastro-entérologie, explique : " la transmission s'effectue au cours des cinq première années de la vie. Lorsqu'un enfant contracte le virus, il a 70 % de chances d'en développer une forme chronique. Lorsqu'il s'agit d'un adulte, le chiffre tombe à 10%. Le problème est avant tout un problème économique. Ces gens là meurent tous lesjours."

Reste à espérer que les autorités sanitaires n'attendront pas l'extinction du peuple Candoshi pour assumer leur responsabilités.

((( 9 ANS SONT PASSES RIEN N'A ETE FAIT ....ET AUJOURD'HUI QU'EN SERA-T-IL APRES CETTE ANNONCE DE L'AFP DATEE DU 01 / 12 / 09 ???? )))

Recopié de Courrier International n°535 (1 au 7-02-2001)
Lien associé : http://www.courrierinternational.com

www.peuples.org/wpp/infos.php%3finfo_id=4" target="_blank">
Merci de relayer les informations, Rémy, même si c'est triste à pleurer...
Amour et Paix pour tous les êtres.
Merci de cette recherche et pour ce complément d'information.

Bien que le nombre de personnes concernées est relativement limité comparé à d'autres drames humains plus ou moins médiatisés (à l'échelle internationale) qui se déroulent sous nos yeux sur l'échéquier de notre petite planète ;

Dans la graduation de l'urgence humanitaire et du respect des Droits de l'Homme cette situation est à mon sens des plus alarmantes, tant pour cette population directement menacée d'extinction dans le court/moyen terme, que pour l'ensemble de l'Humanité


L'absence ou l'inssufisance de mobilisation des autorités compétentes et de mise en oeuvre de moyens adaptés pour sauver ce qu'il reste de cette ethnie devenue en voie de dsiparition au cours de ces 20 dernières années amène en quelque sorte la race humaine et plus particulièrement les sociétés dites civilisées à reconnaître ouvertement (aux yeux des générations futures) leur impuissance ou/et leur incapacité technique et humaine à réagir et à intervenir face aux consséquences meutrières de l'appétit vorace et jamais rassasié de quelques intérêts financiers dont celui des compagnies pétrolières.

Difficile de vouloir prétendre faire croire aux yeux de la population mondiale que la science, la technologie et la puissance des grandes Nations amènera l'homme "SAGE" a séjourner dans les années proches sur la lune et que les Nations et Gouvernements Unis seront en mesure à Copenhague de résoudre des problèmes de réchauffement planétaire dans l'intérêt des populations (ce qui implique aussi l'arrêt des déforestations) alors que sauver une toute petite population (en demande) qui est sur le point de disparaître de la "planète Terre" semble bien compromis du seul fait de leur lieu de vie éloigné des centres urbains !...

J'ai cru comprendre que les Indiens Candoshi sont une des dernières des populations à vivre dans cette région, en totale harmonie avec la nature.
Ces maladies qui les touchent et les déciment aujourd'hui faute de soins et d'intervention adaptés ne sont pas venues par hasard et ont visiblement été introduites dans un milieu naturel encore préservé.
Il est dit que ces maladies sont apparues au sein de cette ethnie dans les années 90 lié au contact imposé des Occidentaux venus exploiter à partir de ces années les ressources naturelles dans une zone forestière voisine de leur lieu de vie.

Il est à se demander si le gouvernement de l'époque qui a octroyé une concession à la compagnie Occidental Petroleum pour exploiter du pétrole dans cette zone, ainsi que cette compagnie pétrolière ne pourraîent pas être saisis par les autorités internationales dans l'aide d'urgence et dans les soins que tentent désespéremment d'apporter les ONG.
Ma recherche m'a aussi amené jusqu'ici ! Il semble clair que le gouvernement Péruvien ne fait pas particulièrement preude de bonne volonté pour aider ces populations indigènes ...
10.06.08

Il y a quelques jours, des photos de l'une des tribus vivant en total isolement dans la forêt amazonienne ont fait le tour du monde : des images de guerriers tirant des flèches vers l'avion qui survolait leur village. Ces photos semblaient adresser un message clair : laissez nous en paix. Un message que des milliers de Péruviens souhaitent maintenant relayer vers leurs autorités.


En quelques jours quelques 1300 péruviens ont écrit à leur gouvernement avec un seul message : agissez rapidement contre les trafiquants de bois précieux qui menacent les territoires des dernières tribus en isolement volontaire. 1300 ce n’est pas un encore un raz-de-marée mais tout de même révélateur de l’inquiétude des écologistes et d’une partie de la population face à leur gouvernement. Pendant longtemps, le président péruvien a nié l’existence de ces tribus. Alan Garcia n’a pas hésité à en parler comme d’un fantasme d’écologiste souhaitant bloquer l’action de compagnies pétrolières et minières reçues à bras ouverts par les autorités. Ce n’est d'ailleurs pas sans résistance que le gouvernement a récemment accepté de nouvelles concessions près de territoires estimés de ces tribus. La publication des photos et surtout l’émotion qu’elles ont provoquée ont forcé les autorités a changé de discours. Une commission officielle est sur place pour déterminer si la tribu a fui au Brésil sous la pressions des trafiquants que les autorités locales promettent de contrôler sans vraiment dire comment. Premier exportateur de kaoba au monde, le Pérou est régulièrement accusé de ne pas protéger ses populations indigènes. Toutes ses promesses sur le sujet faites depuis 8 ans sont restées lettre morte.

Crédit photo : (EPA)
Pour en savoir plus sur la source : Cliquer ici

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