Un flocon est entré dans mon corps
S’immisçant sous les feuillets de ma peau
Courant dans mes veines chaudes
Pénétrant jusqu’à mon cœur.

Alors la nuit s’est transformée en tempête
Les heures se sont bousculées
Les draps se sont chiffonnés
Mes pensées tourbillonnaient
Denses comme cette neige neuve
Agitées par cette bise nocturne
Qui soufflait avec assiduité
Aux portes de la ville endormie.

Sous la tempête,
Mon cœur battait la chamade,
Epuisé d’attentes lasses,
Gelé par d’anciens chagrins
Qui ne voulaient pas fondre.
Mon cœur battait encore,
Du désir éperdu de vivre
Et d’étreindre le jour
Comme l’amoureuse chante
Au lever des corps désirants.

Un flocon est entré dans ma nuit,
Laissant dans le matin blanc
La trace sauvage et mordante
D’un souvenir d’éternité.

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Comment

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Comment by Gerard on March 26, 2009 at 12:01am
Très très joli poème. Il y a dans le flocon toute la force du paradoxe que les mots nous offrent...
Les textes du Mevlana aussi sont beaux, mais le soufisme est tellement loin de la charya! Dans le même genre, il y a l'Isha Upanishad (traduite par jean Varenne - Point Sagesse)
Amitiés

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